Le journal de Domi pour connaitre les derniers petits potins…

ainsi que les « news » des activités récentes de Mamilou en short…

Mardi 27 Février

Quelques brèves infos depuis l’Anse à l’Ane en Martinique.

Bon, le carnaval, c’est fini

La baie des Flamands a connu une fréquentation de bateaux que nous n’avions encore jamais vue. Le défilé du dimanche après-midi méritait le détour avec cependant une ambiance très « sage » et fort peu délirante.

Je pourrais développer plus, mais…

nos chers amis québécois, Isa et Charly sont en escale juste à coté de la Lady à bord de leur joli Lagoon 470 qui a été fabriqué dans l’usine que j’aie eu l’honneur de participer à créer en 1998. Quel souvenir! Et donc, je scrute le petit pavé, en bas à droite de mon écran qui m’indique le peu de minutes qu’il me reste pour écrire avant l’apéro.

Croisière le long de la côte « au vent »

Pour nous « réoxygéner » un peu après les « bains de foule » du carnaval, une sympathique excursion sur la côte atlantique nous a permis de renouer avec les habitudes de croisière. Suivant les conseils d’amis connaisseurs, nous avons pu découvrir des mouillages agréables et peu fréquentés. Bon, il ne faut pas trop en parler car ça pourrait attirer trop de monde… Comme c’est actuellement le cas tout au long de la cote sous le vent où il est de plus en plus compliqué de trouver quelques grains de sable où poser son ancre.
Question vente de la Lady, un nouvel acquéreur potentiel s’est déclaré… wait and scie égoïne…

Changement de chaine

Ce matin, une opération plutôt physique nous a permis de bien étalonner combien nos capacités physiques sont en constante décroissance… Afin d’inverser les extrémités de notre chaine d’ancre, (environ 300 kgs de ferraille), nous sommes allés mouiller manuellement l’ancre de secours, dans 3 mètres d’eau, à proximité de la plage de Grande Anse. Deux heures de boulot salissant et fatiguant! En particulier, le « relevage » final s’est avéré bien proche de la limite admissible… Mais tout s’est bien déroulé et maintenant, c’est fait. Nous avions investi dans une chaine à haute résistance. Bon choix, la durée de vie est double de la misérable ferraille chinoise qu’on trouve chez les marchands « ordinaires ». Et son prix? 50% de plus, donc nous sommes gagnants! Elle est pas belle, la vie de vagabond tropical?

Profitez bien les amis et prenez soin de vous

Vendredi 10 Février

Bonjour les amis, les choses ne bougent pas bien vite, à mon goût, en ce moment… L’hibernage, sûrement. Pourtant, je tapote volontiers mon clavier pour vous faire part d’un évènement qui m’a rempli le cœur de joie aujourd’hui. J’ai eu la chance de retrouver mon cousin Jean-Jacques que je n’avais pas vu depuis 53 ans!!! Nous étions des galopins plein de polissonneries et de connivence, et puis la vie nous a éloignés, comme ça, sans explication. Et là, ce matin, après encore une vilaine roublardise du hasard qui lui a collé une saloperie aux poumons pour lui gâcher ses vacances, nous avons pu nous retrouver brièvement devant une modeste bière ordinaire. C’était trop bref, mais tellement sympa. Par chance, il habite en Bretagne, donc il se pourrait bien qu’on garde le contact afin de ne pas passer encore une fois 53 ans sans se parler…

Jean-Jacques et Nadine aux trois Ilets

Mercredi 24 Janvier

ça bouge de tous cotés et j’aime bien ça!
Dimanche dernier, nous avons eu l’immense bonheur de naviguer quelques heures à bord d’Energy Explorer, en compagnie de son capitaine, Jibé, un garçon incroyablement sympathique! Après quelques minutes d’explications, il m’a confié la conduite du vaisseau: pas peu fier, le gars Domi! Un grand moment, pour moi. Tellement content, j’en ai écrit un article sur bateaux.com.

Aux commandes d’Energy Observer

Pour rester sur un sujet proche, mon dernier article qui évoque notre « vie au moteur », fait un joli succès avec plus de 11000 vues en 2 jours! C’est ici

Et puis, de nouveaux espoirs se pointent concernant Lady’t Bee: deux visites de prospects sont programmées dans très peu de temps… Croisons les doigts en touchant du bois, tout en marchant dans les crottes de chiens.

Hier, c’était « journée amitié » avec de belles retrouvailles: Brigitte et Jean-Lou, un couple de navigateurs, retirés dans le sud de la France, mais qui aiment toujours le bateau. Un très bon moment et JL se verrait bien avec une TenderCat devant sa maison… à suivre

Sinon, ma peau avariée cicatrise gentiment et c’est tout pour le moment.

Mercredi 10 Janvier

Bonne année, bonne santé, du bonheur en avalanche et de la bonne humeur débordante pour tous les ceusses qui me lisent et autant pour ceux qui s’en foutent… grand bien leur fesses…

Bref, lundi dernier, je suis été retrouver la section « dermatologie » du CHU de Fort de France: tout le personnel va bien, merci.
Concernant mon cas perso, 3 nouvelles biopsies et une myriade de pulvérisations d’azote sur ce que la madame toubib appelle: « un champ de mines ». Nouveau rancard dans 6 semaines, donc, tout va pour le mieux.

Moins marrant, mais pas désespérant tout de même: le gars qui devait venir acheter la Lady en novembre n’est carrément pas venu… et il ne donne plus signe de vie…
Peut-être le dernier courrier en recommandé des douanes de basse terre y est il pour quelque chose… En effet, ces bandit nous réclament, à présent, 5 k€ de plus. Comme ça, sans raison, pour la beauté du geste! Claire s’était déplacée, il y a exactement un an, pour négocier avec eux un accord de paiement échelonné que nous respectons scrupuleusement… Ils s’en battent les couettes et nous menacent de nous envoyer en correctionnelle! No limit! Vive la guadeloupe!

Et, enfin, une vraie bonne nouvelle: je suis en rapport avec un chantier naval de Lorient qui s’intéresse à TenderCat. Ils ont, en ce moment même, un prototype que j’ai construit chez mon adorable beau-frère Hubert des Landes du Plessis et dont ils vont assumer une finition « superClasse » afin de la présenter au public et d’en vendre d’autres. J’aimerais que cette TC25 soignée soit présentée au salon du multicoques de La Grande Motte en Avril… Mais ce n’est pas gagné.

Au chapitre des évènements sympas, nous avons eu la chance de retrouver plusieurs amis ces derniers temps: Annie et Patrick Eliès, Philippe et ses deux filles (du canal St Félix), mon pote Philou qui faisait la queue dans le bureau de douane de Bequia…
Et il y en a plusieurs autres prévus en Janvier et Février. De quoi attendre serein que le prochain propriétaire de la Lady se manifeste…

Pour info, le retour Carriacou/ Martinique s’est effectué avec une consommation dûment mesurée de 0,49 litres de gas-oil par mille parcouru.

Mardi 19 Décembre

Ouhhlàlà, deux mois sans donner de nouvelle! Heureusement que presque tout le monde s’en cogne, car sinon, que d’inquiétudes inutiles.
Bon, donc, pour faire court, à l’usage des plus pressés, tout va bien.

Sinon, pour les autres, il s’en est passé des trucs! En premier, le canote n’est pas encore vendu. Ceci dit, quand je pense à l’hiver en métropole, je crois qu’on n’est pas plus mal ici.
Le temps a passé très vite depuis la mi-octobre. Nous avons retrouvé avec un immense plaisir nos amis Isa et Charly. Ce qui a donné lieu à quelques braves rigolades, apéros dégustés avec une modération que je ne connaissait pas chez Charly et une excursion mémorable à la montagne pelée que j’ai racontée ici.

Et puis, l’arrivée de la Jacques Vabre nous a également capturé l’attention plusieurs jours. Lors des différentes apparitions de concurrents, derrière le rocher du Diamant, postés en embuscade dans l’anse chaude hier, nous n’avions pas froid le lendemain… (Jeu de mot à deux balles, désolé). Bref, un coucher de soleil, une arrivée d’Imoca 40, un apéro avec amis et ça recommence… Le mois de Novembre a quasiment inexisté, comme qui dirait… Et voici que tout à-coup, soudainement, c’était le mois de décembre. Les coques de la Lady s’étant peu à peu habituées à héberger différentes espèces animales et végétales, il nous est apparu comme par enchantement qu’il était temps de se bouger les hémorroïdes et d’aller caréner.
Claire et sa progéniture sont venus nous rendre une petite visite et hop, à nous les horizons lointains à moins de deux jours de mer!

Toujours prompts à décider d’appareiller dans les plus brefs délais, nous avons cinglé vers Carriacou ousque, normalement, à cette période de l’année, il y a de la disponibilité. Mamilou avait bien préparé sa venue, pris rendez-vous avec qui de droit et autres précautions préalables tout autant qu’antérieures à notre venue. Quelques heures plus tard, nous poussions l’entrée du bureau du chantier local (que nous connaissons bien), après une navigation des plus peinardes, j’ose à peine le préciser par crainte de faire des jaloux…

« Le travlift est en panne » nous dit la dame du bureau… Tronches déconfites du coté Mamilou et grand-père. « Qu’à cela ne tienne Etienne, on va aller ailleurs ». C’est ainsi que le lendemain soir, nous étions d’accord avec le chantier « Grenada marine » pour une sortie de l’eau quelques heures plus tard.

Et voilà, en ce jeudi 19 décembre, la belle Lady a les fesses bien propres, des anodes neuves et deux ou trois petites imperfections, dûment rectifiées! Cela fait maintenant 3 heures que nous flottons avec délectation et voici que l’heure qui apparait en tout petit au bas de mon écran se trouve être celle à laquelle nous affectionnons le tintement des glaçons dans des récipients de matériau transparent que nous appelons « verre » dans notre jargon maritime. Bref, je dois vous laisser pour célébrer la communion apéritive.

Jeudi 12 octobre

Nous voici de retour en Martinique.
Avant de quitter la métropole et ses douces températures automnales, j’ai eu juste de temps de fabriquer le prototype de la TenderCat25 évolution2. Par contre, il m’a manqué deux jours pour pouvoir la tester…

Le proto de la TC25V2 à peine terminé
La TC25 évolution2 sera testé l’hiver prochain et présentée au salon des Multicoques de La Grande Motte au printemps 2024

Ce n’est pas grave, car la TC25 de base a été essayée par l’équipe de journalistes de Multicoques Magazine qui l’ont bien appréciée. Un article devait paraitre prochainement, qui ne manquera pas de déclencher un enthousiasme délirant chez une foule d’acheteurs… Ceux-ci devront, cependant, être patients pour en prendre livraison et il est prudent de se placer, au plus vite, sur les rangs des prétendants en officialisant sa commande avant la fin de l’année.
Un projet de TC38 est à l’étude pour mon « fiston » Max du Spirit.

Coté carcinome, c’est moins sympa… Il faut opérer de nouveau car c’est reparti. Rendez-vous est pris avec le CHU de Fort de France, dans deux semaines.

Vendredi 25 août 2023

Voici une douzaine de jours que nous avons retrouvés, toujours avec le même bonheur, certains de nos très chers proches ainsi que la belle Bretagne. Les températures caniculaires, avoisinant les 40 degrés en Finistère, ne nous ont pas du tout perturbés, je tiens à vous rassurer.
J’ai terminé la maquette de la TenderCat nouvelle version. Les plans complets vont, dès la semaine prochaine, faire l’objet de consultations chez des fournisseurs de contreplaqué découpé et je vais pouvoir monter un proto dans peu de temps.
Tout s’est également bien passé avec la cicatrisation des ablations de carcinomes, et cet épisode rentre gentiment dans le casier à « souvenirs »…
La Lady tire doucement sur son corps-mort tropical en attendant la visite de quelques prospects, dont certains semblent prometteurs.
« Wait and sea », winch à là » et toute cette sorte de choses.

Jeudi 10 août 2023

Hier, après une intervention qui a duré deux heures, au CHU de Fort-de-France, je suis reparti en compagnie de Mamilou avec quelques estafilades et des dizaines de points de sutures. Tout s’est très bien passé, les carcinomes sont partis au labo et la vie continue.
Merci à celles et ceux qui m’offrent leurs soutiens.

Auparavant, j’avais écrit un article sur une expédition que nous avons vécue la semaine dernière avec l’annexe de Lady’t Bee, ainsi que deux autres « papiers » sur le tour de Martinique en yoles rondes
1/ Une croisière en TenderCat pleine d’enseignements
2/ La yole ronde, une embarcation pleine de noblesse
3/ Le tour de Martinique en yoles rondes

Dimanche prochain, nous partons pour la métropole, afin d’y rencontrer famille et amis, pour faire le plein d’affection…


Jeudi 20 Juillet 2023

Escale à Fort de France

Pour raison de santé, en grande partie… Le soleil veut ma peau! J’avais, depuis quelques années, de petites excroissances qui poussaient sur ma peau. Je les laissait végéter gentiment, tout en gardant dessus un œil distrait. Bon, ben, ça ne suffit plus. Cancer de la peau. Le parcours carcinomes est lancé: prélèvements sur les 4 tumeurs principales pour biopsie, échographie des ganglions droits et gauches, et le 09/08 opération pour au moins les 2 plus gros carcinomes. C’est la vie… Nous profitons de cette halte un peu forcée pour visiter la ville et faire un peu de tourisme.

Nouveau cocktail

Afin de rassasier quelques jeunes aventuriers rencontrés aux Bahamas, j’avais improvisé, un soir, une boisson apéritive à base de ce que nous avions à bord. Puis, chacun est parti de son coté et repris son chemin. Et voilà que les « djeuns » qui sont actuellement en métropole, me réclament la recette de cocktail qui les avait beaucoup enchantés et un peu « ensuqués »… Il a fallu que je m’y remette… Quand le devoir m’appelle, je ne suis pas de ceux qui rechignent à rendre service et donc voici le résultat de cet élixir qu’ils ont baptisé le « Rubis Lady ».

Recette du Rubis Lady

1 part de gin
1 part de rhum blanc
1 part de vodka
2 parts de sirop de fraises
1 part de jus de citron vert
4 parts d’eau gazeuse
Finir de remplir le verre avec des glaçons

Bon anniversaire Mamilou

Demain, 21 Juillet, Malou change de décennie!!! Elle croule déjà sous des tonnes d’affection, mais elle pourrait encore en supporter encore un peu plus…


Dimanche 2 Juillet 2023

Fin de notre probablement dernier « vrai voyage » hauturier…

Voilà! Après 1200 milles de navigation contre vents et courants, sans aucun souci, des Bahamas jusqu’en Martinique, Lady’t bee est actuellement mouillée au Marin.
Elle est là, afin de trouver son prochain propriétaire, dont je souhaite vraiment qu’il sache lui donner autant de passion et d’attention que nous l’avons fait nous-mêmes.

Le voyage de Nassau au Marin s’est déroulé sans le moindre incident

Je ne le précise pas pour faire le malin, mais pour bien montrer que la Lady est réellement un excellent bateau de voyage, capable de mener son équipage dans beaucoup d’endroits de rêve en toute sécurité.
En effet, il semble, actuellement, beaucoup plus facile de vendre un bateau de « Mickey », idéal pour frimer et faire la fête, qu’un vrai croiseur hauturier fiable et marin…

D’ailleurs, nous avons bien fait de venir en Martinique

Eh, oui! ça fait seulement trois jours que nous y sommes, et il y a déjà plusieurs personnes qui se sont intéressées de très près à Lady’t Bee. Bon, ok, ce sont des brokers qui pourraient se charger de la vente… Mais tout de même, il y a un petit coté « rassurant »…

Dans un autre ordre d’idée, j’ai réfléchi à un truc qui n’a rien à voir

La mort. Il semblerait que ce soit un truc qui dure très longtemps, au final… Alors, je me disais, ça serait peut-être rusé d’économiser, pendant notre vie, pour quand on sera mort, vu le temps que ça va durer… non? Vous me direz…

Ah, encore un truc…

Je me suis enfin décidé à raconter par écrit notre funeste aventure avec les douanes de guadloup… Hélas, mon récit fait polémique en interne… Alors je ne le publie pas, pour le moment.
Cependant, pour les intimes, je peux le communiquer à ceux qui me le demanderont
dominiquemontesinos@gmail.com


Vendredi 16 Juin 2023

« Anniversaire de bisou »!

C’est comme ça que nous appelons ce jour avec ma petite poule de luxe…
Il y a exactement 50 ans, nous échangions notre premier baiser, dans une tente de camping à Ploumanach’, non loin de Lannion où nous nous sommes connus…

A présent, la Lady est mouillée à St Thomas, USVI,

en route vers Saint Martin que nous devrions atteindre Dimanche soir (18/06/2023), si tout va bien.
Après un voyage américano-bahamien de 18 mois, nous voici de retour dans l’arc antillais, avec l’intention de nous séparer de « Lady’t Bee », dès qu’un amateur se manifestera.

Nous prendrons alors nos quartiers de sédentaires

quelque part en Bretagne, comme le souhaite Malou… Je vais reprendre mes démarches pour promouvoir l’existence du produit « TenderCat ». Sans doute en me créant un petit atelier, dans un premier temps.

Mon dernier article sur bateaux.com a fait 44000 vues! Je n’en reviens pas.


Mercredi 17 Mai 2023

Bonjour les amis, je vous ai un peu délaissés ces dernières semaines… Ne m’en veuillez pas.
Nous avons retrouvé des potes de voyage et ils nous en ont présentés encore d’autres!!!
Alors, évidemment, avec tous ces joyeux compagnons et copines, nous avons été fort occupés, sur le plan apéritif, surtout.

En route vers Eleuthera

Cliff et Melody sont partis vers Panama…
Et nous, vers Spanish Wells, en compagnie de « World Explorer » et son équipage Christelle, Arno, Titouan et Pierre. Nous nous sommes tout de suite bien entendus et les franches rigolades ont été nombreuses. Ils ont un magnifique catamaran en contreplaqué/époxy qu’ils ont très bien construit et pléthoriquement équipé.

Ce matin, ce sont pas moins de cinq équipages français qui ont quitté Eleuthera direction les Açores

Puis… la Bretagne. Nous avons donc de grandes chances de nous revoir.
Une bonne partie de ces sympathiques navigateurs ont eu l’occasion de tester notre TenderCat, à la voile.
Un succès! Plusieurs ont été emballés, promettant de s’en fabriquer une sitôt arrivés…

La TenderCat 3.3, tender to Lady'Bee
Le journal de Domi pour connaitre les derniers petits potins… Ici, des amis de rencontre testent les joies de la voile en TenderCat

Par contre, ma tumeur au bras grossit et prends une sale tronche… Malou essaie de contacter un chirurgien à Brest pour enlever ça dès que nous serons de retour. Wait and sea…

Pour les amateurs, n’oubliez pas de lire mon dernier article ici et sur bateaux.com

Et puis, j’ai aussi édité la version en anglais de « La belle et le bouchon gras » et ça, c’est du boulot!


Vendredi 28 Avril 2023

Beaucoup d’occupations diverses ces dernières semaines!
Pêle-mêle, sans chronologie:

Clif, Melody et Lella

Rencontre d’un gars super sympa naviguant sur « Lella », un 50′ Schionning équipé de moteurs électriques. Clif est américain, comme sa compagne Melody. La complicité entre nous s’est vite installée autour d’une problématique: un de ses moteurs était en panne.
Les échanges ont été nombreux et fructueux…
Ils sont partis hier vers les Exumas. Nous les y rejoindrons peut-être…

Les petits entretiens ordinaires

De notre coté il y a eu également quelques petits tracas techniques que j’ai eu la chance de réussir à dépanner rapidement.
En particulier, le frigo et un des chauffe-eau!!!
Pour le froid, la plus grande difficulté a été causée par la douane, car nous avons fait venir un régulateur des US, qu’il a fallu aller chercher chez Fedex, accompagnés d’un billet de 75$ pour engraisser les gabelous…
Quand au chofo, j’ai carrément fabriqué une pièce spéciale avec des éléments de récup…

Bon ça va, à présent tout marche bien.

Mes livres

J’ai également pas mal bossé sur mes livres, avec la réalisation de deux versions papier pour « La belle et le bouchon gras » ( on me l’avait plusieurs fois réclamé depuis 2018…). L’une, dite « broché », est économique, alors que la « reliée » est plus cossue. Toutes les deux ont un texte réactualisé et des photos en couleurs.
C’est ici
J’ai fais attention de favoriser mes fidèles lectrices et lecteurs en mettant ces ouvrages à prix coûtant pendant deux semaines, avant de les passer à un tarif « normal ». Cette offre de lancement sera opérationnelle jusqu’au 7 Mai.
A présent, je vais en préparer une version en anglais, avant de m’attaquer à la mise à jour du livre sur les annexes.

Départ imminent… pour une destination encore indéterminée

Nous sommes à Nassau depuis un bon moment maintenant, aussi ça nous démange sérieusement de bouger un peu. La météo ayant l’air d’être favorable, nous appareillerons peut-être demain pour Andros, ou Eleuthera…


Lundi de Pâques, 10 Avril 2023

Il y avait longtemps que nous n’avions connu une escale aussi peu agréable!

Quel contraste avec la douceur de vivre dans Clifton bay! Nous y avons séjourné une huitaine de jour, dans la plus grande décontraction. Alternant virées en kayak, canotage en TenderCat et marche littorale, c’était une vraie vie de retraités…

Et puis, les vivres venant à manquer, nous avons décidé de bouger un peu et de tenter Nassau

Nous y étions il y a juste un an et avons abondamment visité les alentours. Beaucoup de choses intéressantes, mais aucun mouillage vraiment idéal.
Une petite tumeur, que j’ai sur un bras depuis quelques années, s’est mise à grossir et il faudra l’ôter par chirurgie… Alors, pourquoi pas ici.

Bref, le top départ est donné samedi 8, veille de Pâques

Et nous voilà bientôt dans la patrie du tourisme croisiériste. Mouillés à 200 mètres d’une armada de 7 paquebots monstrueux! Sur la plage, les parasols et les chaises-longues se touchent comme des ados… dans les boum-boum sonores et les boniments haut-parleurs des camelots de jeux sableux.

Par chance, le supermarché est ouvert de Dimanche matin

Alors, nous y refaisons le plein de victuailles diverses, sauf la bière et le vin qui ne sont vendus que dans des « bottle shops ». « Ce sera pour demain, Nous ne sommes pas encore complètement « à sec ».

En ce lundi de Pâques, nous commençons à préparer le mauvais temps que la météo nous annonce depuis plusieurs jours

Nous avons eu la bonne idée de choisir avec soin l’endroit précis ou enfouir la « pelle » et ceci est un bon point. Car, dès le milieu de l’après-midi, les choses commencent à se gâter. Cela commence, avant l’arrivée du vent, par une houle de nord-est qui passe par dessus les enrochements des jetées. Elle fait bientôt danser tous les habitants du mouillage dans un désordre peu rassurant.

Puis voilà qu’un canote mouillé un peu trop près de l’estran se retrouve « à la côte »

Sous nos yeux, il est en train de talonner sur sa quille longue en roulant bord sur bord… Spectacle toujours désolant, sordidement mis en scène par un ciel bas et pluvieux… Par bonheur, il parviendra à se sortir de ce mauvais pas sans dommage apparent, mais il a crispé tout le monde.

La houle qui a mis cet imprudent en difficulté enfle d’heure en heure

poussant la majorité de la flotte à émigrer avant la nuit vers un autre mouillage. Pour notre part, ayant jugé notre choix « fiable », nous restons là, ajoutant, cependant, cinq mètres de longueur de chaine, par sécurité…

Bientôt, la nuit chasse les énormes paquebots qui freinaient un peu le vent

Il est à présent bien établi. Le rock’n roll est lancé! On se croirait en mer: mini apéro et appétit en berne. Puis, un peu plus tard, impossible de trouver le sommeil, ballotés dans tous les sens. C’est parti pour une trentaine d’heures de shaker, jusqu’au milieu de la nuit prochaine…

Tout ça pour confirmer un point qu’il ne faudrait pas oublier

Dans note style de vie, nous savourons de très nombreuse phases de rêve éveillé. Mais il y aussi quelques moments d’éveil crispé, alors qu’on aimerait dormir et pas de bouton « off »…


Dimanche 2 Avril 2013

Une boucle vient de se boucler: nous voici de retour à New Providence. Nous y étions le 9 Avril l’année dernière! Après Norman’s cay, le délicieux mouillage de Leaf cay, dans l’archipel des Allans nous a offert un dernier spectacle féerique. Blottis entre plusieurs « cailloux » bordés de sable, ses eaux translucides nous ont enchantés quelques heures durant en compagnie d’un groupe de touristes, hélas, un peu trop envahissant.

Plusieurs vedettes fortement motorisées déversent leur cargaison quotidienne

Des troupeaux de blanc-bec viennent fouler le sable bond, pendant quelques minutes, le temps de se faire photographier en compagnie de la colonie d’iguanes indigène. Ils arrivent de Nassau dans un panache d’écume, propulsés par leurs monstrueux moteurs hors-bord (souvent plus de 1000 cv). Puis, ils remontent dans leur fusée nautiques, poursuivant leur quête effrénée des curiosités locales… Retour au bercail à 17h, coups de soleil compris!

Dès la fin de matinée, ce public particulier laisse la place aux « plaisanciers »

C’est alors qu’il est agréable d’apprécier, avec une lenteur épicurienne, quelques balades en dinghy ou en kayak, une séance de snorkeling chère à Malou et incruster nos pas sur le sable d’une plage (lorsque ce n’est pas une île privée…).

Nous avons choisi de mouiller dans Clifton bay, à l’extrémité ouest de New Providence

L’endroit est plus calme et plus agréable que Nassau, mais c’est un « ghetto de riches ». Tous les abords sont constitués de villas somptueuses, sur des kilomètres et il est difficile et surtout coûteux de se déplacer. Pas de bus, ni de location de véhicule, c’est taxi obligatoire!

Vendredi, jour des « commissions »…

depuis plusieurs semaines, nous n’avons pas rencontré la moindre épicerie et les placards et frigos sont au plus bas… Partis à pieds, dans l’espoir de croiser un autobus, un automobiliste sympathique se déroute pour nous amener au « supermarket » distant de 7 kilomètres! Après remplissage des « chariotes de mémé », la chance nous permet de revenir en taxi en partageant la cours avec deux autres « yachties ».

Belle randonnée côtière dans le parc national Clifton Heritage National Park

C’est le programme de ce samedi. Un chemin côtier, comprenant des aires de picnic accueille nos pas et nous occupe sainement tout l’après-midi, sous l’ombre des filaos. Retour vers 18h, juste pour l’apéro, où je concocte un petit daïquiri-fraise très gouleyant, en pensant à ma fille Claire. J’ai utilisé pour cela un rhum bahamien acheté la veille qui affiche un taux d’alcool de 75,5 degrés! Bien entendu, j’en avait fait préalablement un produit consommable (47,5 degrés) en le coupant avec de l’eau…

Mais Nassau, nous n’y couperons pas…

Nous avons prévu d’y faire escale tout de même, bien que ce soit peu plaisant, à cause des difficultés à accoster la TenderCat: il faut payer le ponton spécial dans une marina chère et on mouille l’ancre dans une aire mal abritée et aux fonds hasardeux…


Dimanche 26 Mars 2013

Oups! Une semaine que je n’ai pas écrit… Je me suis un peu laissé aller. Mais j’ai fais plein d’autres choses.
Depuis que Malou fait si bien l’assistante, j’ai doublé le débit sur les articles pour « bateaux.com ». Alors, forcément, ça occupe.

Dans les Bahamas, il faut sans cesse s’adapter aux conditions météo en mouillant dans des endroits convenables pour la direction du vent

Et puis, nous avons fait plusieurs escales. Ici, dans les Bahamas, les abris « tous temps » sont rares et il faut souvent changer de place lorsque le vent tourne. A Shroud cay, nous nous sommes offert une très agréable excursion en TenderCat dans une rivière salée. Evoluer ainsi, en pleine nature en slalomant entre les bancs de sable est particulièrement délicieux, avec un petit arrière goût d’Indian Jones qui nous ravit toujours. La féerie des couleurs quotidiennement renouvelée dans cette région ne nous lasse pas, de même que la compagnie des tortues et raies.

Mouiller son ancre dans l’immense « zone protégée des Exumas » est payant

Un truc qui nous « gonfle » un peu, par contre, c’est le racket des autorités du parc national qui viennent nous taxer 20 dollars chaque jour pour stationner dans leur territoire, mouillés sur notre propre ancre. Quand on sait qu’il a fallu déjà débourser 800 dol pour obtenir notre permis de croisière… disons que ça donne un peu envie d’aller « ailleurs ».

Création d’un nouveau wharf à Norman’s cay ouest

Et, puis, un peu plus loin, nous avons eu la chance d’assister « en direct » à la naissance d’un wharf!
Un matin, nous voyons arriver une grosse barge (environ 50 mètres) avec une imposante grue sur son pont et tout un chargement de fourbi divers. Elle file tout droit vers la plage et stoppe à quelques mètres seulement.
Trois jours plus tard, 6 pieux en béton ont été plantés dans le fond et maintiennent des gros IPN qui sont la base d’un nouveau quai à venir. Comme ça, au milieu de la plage! Avec, tout de même, la route qui passe derrière à une centaine de mètres.

Fascinant de voir le boulot accompli par seulement 3 personnes!

Ce spectacle m’a carrément passionné et impressionné, car l’équipe qui faisait ce boulot colossal n’était composée que de trois hommes! Bon, c’est entendu, ils disposaient d’un matériel conséquent, mais, que des trucs « basique », rien de moderne. Et bien sûr, quelques erratiques « chefs » supervisant les travaux par intermittence…

Modernisation du chauffage de l’eau à bord de Lady’t Bee

A pert ça, à bord, je suis enfin parvenu à me décider à mettre en oeuvre un système que j’avais en tête depuis longtemps, mais ce n’était jamais « le moment ». Il s’agit d’un automatisme qui permet de mettre en service les deux chauffe-eau du bord uniquement lorsque le parc batterie est bien chargé et la tension élevée. Le résultat est fameux! Moi y’en a très content!

Explication technique pour ceux que ça intéresse

Cet agréable progrès fait suite à une petite modif que je n’ai réalisée que très tardivement car je n’en avais pas eu l’idée avant.
En bref, si vous prenez une résistance de 800W/220v et que vous l’alimentez en 110v, elle ne chauffe plus que 200W et ça devient très intéressant. En effet, en une journée complète, avec un ensoleillement « standard », les moments où vous pouvez disposer de 400w (2X200) sont incomparablement plus nombreux que ceux où vous pouvez vous permettre d’en consommer 1600 (2X800)… Bon, j’arrête de froisser mon monde avec ça, mais je vous le dis, le résultat est très plaisant.


Dimanche 19 Mars 2013

En consultant la carte marine, Bell Cay Island nous avait attiré par ses caractéristiques géographiques. Compte tenu des prévisions météo, l’escale promettait d’être attrayante, et nous avons appareillé plein d’enthousiasme vers ce nouveau paysage de rêve…

La réalité s’avère moins idyllique…

Au moment de mouiller l’ancre, après un couple d’heures de navigation pas spécialement aisée, à zig-zaguer entre les bancs de sable et les rochers, avec un mètre d’eau sous les coques, le décor ne nous a pas déçus… La belle plage était resplendissante, avec son petit kiosque au toit de palme et quelques bancs pour lire tranquillement mon dernier livre. De vagues tâches sombres parsemaient l’onde claire laissant imaginer autant de massifs coralliens regorgeant de poissons, colorés comme un habit de clown.

Le vent, impeccablement orienté suivant les prévisions, se présentait « rassurant »

Tant et si bien que Mamilou ne tarda pas à se mettre à l’eau pour un périple snorkeling comme elle les aime. De mon coté, j’avançais sur mon projet/feuilleton de rénovation des vernis du carré ( la salle à manger en langage terrien). Elle en profita pour arpenter la plage à pieds, espérant secrètement rencontrer un quidam qui la renseignerait sur le meilleur moyen d’opérer une revigorante marche à pieds.

Hélas, deux ou trois détails vinrent fissurer le tableau de ce programme chatoyant

De retour de sa palmade/masquade/tubade, elle n’avait rencontré pas grand monde, ni sur deux pattes, ni à nageoires et encore moins à antennes… Aussi se mis-t-elle en quête d’informations par le truchement d’internet… L’île appartient à l’Agha Khan Karim, quatrième du nom, qui s’en est rendu propriétaire, il y a quelques années, pour la modique somme de 100 millions de dollars… Il semble donc probable que les déambulations bucoliques de deux clampains comme nous ne soient pas du goût des résidents. Bon, tant pis.

La nuit devait être calme, théoriquement…

Elle le fut au début. Puis orages, éclairs et pluies diluviennes sont apparus pour troubler notre sommeil et nous donner un dimanche matin triste et moite. Impensable, dans ces conditions, de porter l’estocade, dès le matin, au chantier « vernis » comme je l’avais projeté…Heureusement, un petit apéro léger et le retour du soleil ont permis de rattraper le coup dès l’après-midi.
Et voilà! Il est 18h heures, le boulot est terminé et le vent s’est calmé. La soirée s’annonce douce et joyeuse et demain, c’est lundi, donc le début d’une nouvelle semaine.


Vendredi 17 Mars 2023

Le petit « coup de vent » d’une trentaine de nœuds qui nous a conduit à nous abriter à l’est de Staniel cay est terminé, laissant place à gentil alizé de sud-est d’environ 16 nds (25 km/h). Le site était magnifique et bien agréable malgré la proximité de la piste d’atterrissage qui accueillait une bonne trentaine d’avions par jour…
Puis, ce matin, nous nous sommes décidés à « bouger »

Huit milles plus nord, nous voici à proximité de Sampson cay, qui, hélas, est une île privée… Et donc, il est interdit d’y accoster. Par contre, la côte alentour est très découpée et Malou est impatiente d’aller en reconnaissance, équipée de ses incontournables palmes/masque/tuba.

Mon chantier de refit des vernis avance bien

N’ayant pas le durcisseur qui convient au vernis bi-composant que j’ai en stock, je protègerais le bois à la résine époxy. Pendant ce temps, la table externe est envahie d’outils divers, d’abrasifs, de gobelets et toute cette sorte d’ustensiles assez peu vacanciers. Je le précise à l’attention de ceux qui croient qu’on glandouille tout le temps.

La navigation bahamienne, ce n’est pas très « décontrac »

Certes, les « tableaux » sont magnifiques, avec ces eaux turquoises translucidres comme du jus de pomme (Ah, zut, je viens de rechuter dans le jeu de mots scabreux…je vais reprendre le traitement…désolé…). Mais, évoluer dans un environnement truffé de cailloux et de bancs de sable est assez stressant… Nous naviguons fréquemment avec moins d’un mètre d’eau sous les coques. Les épaves diverses qui jalonnent le paysage sont là pour rappeler que les erreurs se paient « cash », parfois…

Malou m’aide bien pour créer des articles sur bateaux.com

Depuis quelques semaines, elle s’est immiscée dans un rôle d’assistante qui lui va à ravir et qui me permet d’en publier bien plus que quand je fais ça tout seul. En, plus, c’est motivant et productif de travailler comme ça à deux… quand l’un mollit, l’autre relance et ça dynamise l’activité. Ceci tombe à pic, car le lancement de mon dernier livre est toujours aussi poussif… Mais, nous avons tout le temps.

Tout vient à point à qui sait attendre

Le premier tome de « Mamilou en short… » arrive à 144 évaluations, au bout de six ans! C’est bizarre d’ailleurs, car sa note est de 3,6/5, alors que le tome 3 est noté 4,4/5, mais n’a que 46 évaluations. Il faut savoir que le seuil de 50 évaluations est critique chez Amazon, et place l’ouvrage en meilleure position pour être « vu ».
Nous avons appris hier, que les jeunes qui sont actuellement propriétaires de Catafjord viennent de découvrir les trois livres et les lisent avec empressement…


Mardi 14 Mars 2023

Les choses se sont enchainées à grande vitesse ces derniers jours

Christelle et Arnaud sont devenus nos amis. Ils naviguent à bord d’un magnifique catamaran, « World explorer » qu’Arnaud a fabriqué en contreplaqué/époxy. Particulièrement original, le canote! Et j’ai trouvé passionnant d’écouter Arnaud nous commenter ses choix, tout en partageant quelques gobelets rafraichissants…

Puis, nous avons bougé, comme nous aimons le faire

Une journée de navigation bien pépère nous a amenés à Farmer’s cay, dans une minuscule baie. Mamilou tenait debout derrière la Lady avec de l’eau jusqu’au début des épaules… Autant dire une vingtaine de centimètres de pied de pilote!

Mais un fort vent de nord-est est attendu pour la nuit prochaine

Alors, nous avons encore déplacé notre demeure. Et c’est depuis Staniel cay que je tripote mon clavier pour pondre ces quelques lignes, avant de reprendre mes travaux de rénovation des vernis. Pas marrant comme boulot lorsqu’on habite à bord… Pour couronner le tout, nous n’avons plus de durcisseur pour le vernis. Et je vais devoir attendre de trouver un fournisseur avant de pouvoir mettre un terme à ce « chantier ».

Il a fallu zigzaguer entre les pavés pour dénicher le mouillage magnifique qui nous abrite

Mais, là, on dirait que c’est bon! Nous sommes à cinquante mètres d’une épave d’avion. Maintenant, faut qu’j’y aille…


Jeudi 9 Mars 2023

En mer, depuis 8h ce matin

A midi, Long Island apparait, simple ligne moite posée sur l’horizon. La toute petite île Ascencion se découpe, à présent très nettement, sur tribord et nous gratifie d’un bonus bienvenu. En effet, sa présence diminue sensiblement l’amplitude de la longue houle de nord-est qui nous secoue en tous sens depuis presque quatre heures. Nous laissons derrière nous, sans regret, la Black wood bay de l’île San Salvador qui ne nous a pas séduits et voguons vers Rum Cay.

« Il y a plein de langoustes », nous ont confié des navigateurs de rencontre… Allons voir ça

Et puis, voilà qu’un cargo apparait, avec lequel nous faisons une route de collision. Je déroute la Lady de 15 degrés. D’abord, parce que je suis un gars qui n’aime pas déranger, ensuite parce que le mastodonte a la priorité et enfin parce que j’estime qu’une collision entre ses trois cent mille tonnes et les treize de Lady’t Bee pourrait, éventuellement nous être plus préjudiciable qu’à lui…

Après réflexion, changement de cap

Résultat, dans cette mer sérieusement agitée, je me fais la réflexion qu’il serait probablement plus raisonnable de nous rendre directement à Long Island, distante de vingt milles de plus.
Ben oui, car les mouillages abrités y sont nombreux, alors qu’à Rhum cay, c’est exactement le contraire. Consultation immédiate de ma conseillère privée : elle pense ça aussi ! C’est dingue, non ?

Changement de route immédiat et roule ma poule

Depuis plusieurs semaines, Malou s’est mise à me préparer des articles pour bateaux.com et ça m’aide considérablement. Elle pioche, dans mes bouquins, des descriptions d’escales que nous avons faites, plus quelques infos générales sur la géographie. Ainsi, avec cette « matière » de base, je peux rédiger un article publiable sans avoir à y consacrer de nombreuses heures. Quand c’est fait, elle y ajoute ses photos et je le soumets au rédac chef. Notre petite association fonctionne correctement, pour le moment. Pourvu que ça dure…

Lecture de cabinet

Toujours sur le sujet de l’écriture,  il est un peu tôt pour l’affirmer, mais il semble bien que le lancement de mon septième livre soit particulièrement poussif… L’idée de départ était que les articles de mon site d’auteur ne sont accessibles qu’aux gens qui lisent sur internet…et ce n’est pas tout le monde.

Alors j’en ai sélectionné plusieurs

Et je les ai retouchés et regroupés, pour en faire un livre. Paru le 23 Février, trois semaines plus tard, il n’a que quelques ventes et deux commentaires…
Alors, j’envisage d’écrire un long article pour raconter notre mésaventure avec les douanes de guadeloup. Puis je vais l’ajouter aux autres articles, avant de republier ce livre avec un autre titre. Ceux qui ont envie de dire quelque chose sur ce sujet, ne vous gênez pas pour commenter.

Et TenderCat, ça devient quoi?

Du coté de mon projet « TenderCat », ce n’est pas très reluisant, non plus… En gros, il ne se passe plus rien depuis Septembre. Mes partenaires de l’année dernière ont présenté une annexe de 2m50 au Grand Pavois de La Rochelle, mais ils n’ont rien vendu… Et depuis, plus rien ! Aucune nouvelle !

Mise à jour du projet TenderCat

Je suis donc dans l’idée de lancer une petite production perso lorsque nous aurons vendu Lady’t Bee et que nous aurons posé nos sacs en Bretagne. Entre temps, j’ai appris à utiliser un logiciel de dessin et je peux donc concevoir et fournir moi-même des fichiers de type dxf.
J’aurais ainsi le choix de découper les plaques de contreplaqué, à la scie sauteuse ou avec une machine à commande numérique.